visuel

Observatoire
Unep-Hortis

des villes vertes

UN OBSERVATOIRE, POUR QUOI FAIRE ?

L’Unep – les entreprises du paysage – et Hortis, organisation rassemblant les responsables d’espaces nature en ville, ont décidé de s’associer pour créer l’Observatoire des villes vertes. A l’heure de la « ville sensible », nouveau paradigme urbain au sein duquel le végétal est appelé à jouer un rôle croissant, l’Unep – les entreprises du paysage – et Hortis souhaitent, avec cet Observatoire, développer la réflexion sur les perspectives de la ville verte en France et promouvoir le foisonnement d’initiatives végétales en milieu urbain. Ainsi, un panel d’experts, composé d’une vingtaine de cadres territoriaux, a été mis en place pour nourrir la réflexion sur ces sujets-clés.

Comment mieux appréhender les enjeux de la ville verte en France ? A quelles problématiques actuelles les villes Françaises sont-elles confrontées en matière de gestion des espaces verts ? Quels sont les projets-phares en cours et à venir ? Quelles sont les tendances en matière d’aménagements paysagers ? Y a-t-il des expérimentations ou innovations prometteuses ? Quelles sont les initiatives végétales emblématiques en milieu urbain ?

Le panel d’experts de l’Observatoire Unep-Hortis des villes vertes :
ANGERS / Fanny MAUJEAN, Directrice de la direction parcs jardins et paysage
BOURGES / Hervé BROUSSEAU, Responsable des espaces verts
BREST / Caroline LOHOU, Chef de service maintenance
CAEN / Hélène FOUCHER, Directrice de l’environnement et du cadre de vie
CHARTRES / Daniel STIVES, Responsable du service espaces verts
COURBEVOIE / Jacques MACRET, Directeur de l’environnement et des espaces verts
DIJON / Jacques MILDER, Responsable aux espaces verts
GRENOBLE / Jean-Claude REBUFFET, Responsable aux espaces verts
LIMOGES / Didier FRANCK, Directeur du service des espaces verts
LYON / Daniel BOULENS, Directeur des espaces verts
MERIGNAC / Elisabeth FOURNIER, Directrice Domaine public
MARSEILLE / Dominique SARRAILH, Délégation générale vie citoyenne et proximité – environnement et espace urbain
MONTPELLIER / Michel BONNET, Responsable Patrimoine et Développement Durable
METZ / Sébastien MARQUETON, Directeur adjoint pôle espaces verts
NANCY / Pierre DIDIERJEAN, Directeur du service des parcs et jardins
NANTES / Jacques SOIGNON, Service des espaces verts et de l’environnement
PARIS / Cédric CHASTEL, Direction des espaces verts
REIMS / Eric LAVOISY, Directeur des espaces verts
RENNES / Cyril LOMET, Direction des jardins
ROUBAIX / Isabelle CHANSELLE – BECUE, Responsable du service espaces verts
TOURCOING / Jean-Dominique DELECOURT, Directeur des parcs, jardins et espaces extérieurs
TOURS / Christine CHASSEGUET, Directrice du service parcs et jardins
VILLEURBANNE / Mireille MAQUAIRE, Direction paysages et nature

ENSEIGNEMENTS & TENDANCES

Les espaces verts urbains  : lieux de santé publique, vecteurs d’activité économique 

Infographie réalisée à partir des résultats de l’étude réalisée par N. Bouzou (Cabinet Asterés)

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Ville en Vert, ville en vie : un nouveau modèle de société – Enquête Unep/IFOP 2016

Jardins 2.0  : où en sont les villes les plus vertes de France ?

Infographie complète - Observatoire Unep Hortis

Les tendances « Smart Green » des villes de France 

Axe mineur ou majeur ? La place du végétal en ville 

Budgets végétaux : des villes en résistance pour maintenir et étendre le vert 

MANIFESTE

Manifeste « Des Jardins pour le Climat »

 

Si le XXIe siècle ne devait retenir qu’un seul défi, ce serait celui du climat.

L’Unep, les entreprises du paysage, avec l’ensemble des acteurs français du paysage, réunis au sein de l’Observatoire des Villes Vertes, souhaitent interpeller les élus et décideurs publics aux niveaux local, national et international, sur le potentiel largement inexploité du végétal et des jardins pour lutter contre le réchauffement climatique.

A l’heure où plus de la moitié de la population mondiale est constituée de citadins, les espaces de nature en ville ont un rôle déterminant à jouer pour atténuer les effets du réchauffement planétaire ! En l’intégrant de façon systématique dans les aménagements urbains, le végétal est à même d’apporter une solution concrète aux principaux enjeux climatiques.

A l’échéance 2060-2100, le Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Climat (GIEC) prévoit une augmentation moyenne de la température terrestre de 4°C. De quoi multiplier les épisodes caniculaires dans la plupart des villes du globe…

Parcs, promenades plantées, murs et toitures végétales : les végétaux jouent le rôle de « climatiseurs urbains ». Généralisons-les pour abaisser la température et recréer des « ilots de fraîcheur » en ville !

Le réchauffement climatique a doublé les risques d’épisodes de pluies extrêmes à la fin du XXe siècle. Or l’étalement urbain a pour effet d’imperméabiliser les sols, ce qui empêche l’eau de ruisseler et favorise les inondations.

Les végétaux contribuent au cycle naturel de l’eau. Créons des aménagements paysagers en ville pour éviter l’érosion et accroître les surfaces de sol « perméables ». Développons des bassins de rétention qui limiteront les risques d’inondations !

Les émissions de gaz à effet de serre explosent. L’humanité a rejeté 40 milliards de tonnes de CO2 en 20131, alors que la biosphère ne peut en absorber que 10… Le phénomène est particulièrement concentré en ville, où le trafic et les activités humaines tendent à multiplier les rejets de particules, créant des « pics de pollution ».

Les arbres ont la capacité de piéger les gaz à effet de serre : 1 m3 de bois peut stocker 1 tonne de CO2. Dans le même temps, ils filtrent les particules polluantes. Pour améliorer la qualité de l’air, suivons l’exemple des villes pionnières qui ont adopté le réflexe « 1 habitant = 1 arbre » !

22 000 espèces animales et végétales sont menacées d’extinction dans le monde, en grande partie à cause du dérèglement climatique2. La France figure parmi les 10 pays qui en hébergent le plus grand nombre. Or les parcs et même les sols des jardins et espaces verts sont des réservoirs de biodiversité qui constituent un refuge pour la faune et la flore.

L’espace urbain ne doit pas être un obstacle à la mobilité des espèces : déployons de nouvelles trames vertes et bleues, gérées sans pesticides, pour maintenir une faune et une flore riches en ville et créer des continuités écologiques !

Les entreprises, collectivités et ménages français produisent chaque année 10 millions de tonnes de déchets végétaux3. Ces résidus de tontes ou d’élagages pourraient être compostés pour produire de l’engrais, réutilisés en paillages… ou revalorisés pour produire de l’énergie sous forme de biomasse.

Privilégions les circuits-courts et revalorisons les déchets verts à l’échelle locale !

L’investissement en faveur des espaces verts ne représente qu’1 % du budget des villes Françaises en moyenne4. Comment nos cités comptent-elles répondre à l’enjeu climatique dans ces conditions ?

La communauté internationale va se réunir en décembre à Paris, pour la COP21 : le sommet climatique, où des objectifs planétaires vont être fixés afin de limiter le réchauffement à 2°C, et tenter d’en atténuer les effets.

Mesdames et messieurs les représentant(e)s de la Terre, n’oubliez pas le rôle essentiel du végétal dans l’agenda des solutions climat !

Mesdames et messieurs les élu(e)s de France, aidez-nous à préserver les villes des effets du réchauffement climatique grâce aux jardins et espaces verts !

Végétalisons nos villes, nos toits, nos murs, nos espaces oubliés. Réintroduisons de la biodiversité en ville en limitant l’utilisation des pesticides. Plantons un arbre par habitant.

En un mot : donnons corps à la « ville végétale » de demain, bioclimatique et durable !

 

Catherine Muller, Présidente de l’Unep – les entreprises du paysage

Emmanuel Mony, Président de l’ELCA – European Landscape Contractors

Jean-Pierre Guéneau, Président d’Hortis – les responsables d’Espaces Nature en Ville

Patricia Savin, Présidente de l’Association Orée – Entreprises, Territoires et Environnement

Christophe Béchu, Président de Plante et Cité, Maire d’Angers et Sénateur de Maine-et-Loire

François Demazières, député-maire de Versailles, Président du groupe jardin, horticulture et paysage de l’Assemblée Nationale

 

Pour soutenir l’action de l’Unep – les entreprises du paysage – en faveur des jardins et espaces verts en ville et l’Observatoire des Villes Vertes, signez la pétition et faites la connaître autour de vous !

#JardinspourleClimat

 

Je m’engage en faveur des Jardins pour le Climat

 

1 Source : Global Carbon Project

2 Source : Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN)

3 Source : Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME)

4 Source : Palmarès Unep des villes vertes de France, 2014

 

CARTOGRAPHIES

DES PROJETS EXEMPLAIRES PARTOUT EN FRANCE !

legende

2014-2020: LES VILLES LES PLUS AMBITIEUSES EN MATIÈRE D’INVESTISSEMENT VÉGÉTAL

LABORATOIRE

ECO-ACTUALITÉS

Une tour végétalisée inaugurée à Singapour

 

 

Le 23/08/2016

Ré-intégrer le végétal en ville, dans des centres d’affaires et les centres villes très urbanisés s’avère un enjeu majeur pour la transition énergétique.

Dans cette optique, un hôtel a ouvert ses portes à Singapour : une tour entièrement végétalisée perdue au milieu de gratte-ciels de verre et d’acier. La ville asiatique connue pour ces chaleurs extrêmes, que renforcent encore l’urbanisation, souhaite avec cette première tour lutter contre le réchauffement climatique et limiter les gaz à effet de serre.

La tour Oasia, réalisée par le cabinet d’architecture singapourien WOHA, intègre à sa façade de 30 étages une maille d’aluminium plus légère, recouverte par une vingtaine de variétés de vignes fleuries et de plantes rampantes. Ce tapis végétalisé réduit les réflexions solaires et augmente la performance de l’isolation thermique. L’humidité des plantes permet aussi de conserver la fraîcheur à l’intérieur du bâtiment et d’absorber la pollution ambiante.

Après 5 ans de travaux, les chambres d’hôtel sont désormais disponibles pour le public. Cette première tour et ces initiatives vertes se démocratiseront à l’avenir, espérons-le.

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INITIATIVE PILOTE

Les bonnes idées de la ville de Nancy

 

Vegetal_hackers

Le 10/05/2016

Suite à l’enquête de l’Observatoire des villes vertes sur les jardins 2.0, nous avons pu découvrir que Nancy fait partie des villes les plus actives en matière de nouvelles technologies et d’espaces verts.

En effet, elle est deuxième juste derrière Montpellier sur les « Vegetal hackers ». Ces « Vegetal hackers » sont des villes à la pointe de l’innovation qui introduisent le végétal dans les parcs et jardins. Elle est également la première ville de France en matière de jardins partagés (68 en tout dans la ville).

 

Voici quelques actions menées par Nancy en 2015 et qui lui permettent de figurer en bonne place dans l’enquête de l’Observatoire des villes vertes :

  • La médiathèque aux jardins : les bibliothèques de Nancy, engagées dans un ambitieux projet de développement numérique, ont été partenaires du jardin éphémère, place Stanislas. Du 26 septembre au 1er novembre 2015, les 435 000 visiteurs de l’événement pouvaient se relier directement à une Bibliobox pour télécharger des contenus autour du thème du « jardin connecté » : des informations sur ses acteurs et partenaires, des musiques zen, des sons du jardin, des livres et planches de botaniques numérisées, des applications sur le jardinage et les plantes, des livres numériques.
  • Jardin éphémère sur le thème des « jardins connectés » : Le service des Parcs et Jardins a imaginé 19 tableaux végétaux  sur ce thème et a regroupé 23 000 plantes de 270 variétés différentes, 950m² de gazon, 60m² de prairie fleurie ainsi qu’une multitude d’histoires et de connexions. Il a également été proposé des atelier grands public sur les nouvelles techniques. Cette manifestation est renouvelée chaque année sur la Place Stanislas et se tiendra pour l’édition 2016 du 1er octobre au 6 novembre.
  • Le sentier numérique de l’arbre : 24 arbres nancéiens remarquables racontent leur histoire. Sur l’écran de son mobile, l’arbre livre ses secrets botaniques, sa légende locale et ses propriétés médicinales. Il est même possible de l’écouter « parler ».

le jardin connecté - Nancy

Jardin éphémère Place Stanislas – Nancy (2015)

Nancy, ville d’art, de parcs et de jardins, cultive l’héritage botanique que son passé lui a légué. Elle a un amour tout particulier pour l’arbre et en compte d’ailleurs près de 10 000. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle a cosigné en 1996 une Charte de l’Arbre avec la Communauté Urbaine du Grand Nancy, France Télécom, EDF-GDF et la Fédération Départementale du Bâtiment et l’Ordre des Architectes. Cette charte a été renouvelée en 2013 et permet d’engager l’ensemble des acteurs de la politique urbaine dans une protection accrue de l’arbre, être vivant essentiel à la biodiversité et à la qualité du cadre de vie.

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ECO-ACTUALITÉS

Les inscriptions sont ouvertes pour les Victoires du Paysage 2016

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Le 06/04/2016

La dernière étude de l’Unep – Les Entreprises du Paysage « Ville en Vert, ville en vie : un nouveau modèle de société » réalisée par l’Ifop en février et parue le 21 mars 2016, le montre bien : les Français veulent des villes vertes. En effet 6 Français sur 10 estiment que la création d’espaces verts devrait être la priorité n°1 de leur ville.

Depuis plusieurs années, les professionnels du paysage et du végétal ont pris conscience de ce défi, et depuis 2008, leur Interprofession, VAL’HOR, porte, en France, la réflexion et les actions Cité Verte, qui visent à faire de la cité un espace de mieux-vivre où le végétal, l’aménagement du paysage et la nature en ville apportent de nombreux bienfaits aux citoyens. Les Victoires du Paysage font partie intégrante de cette démarche car elles mettent en lumière des maîtres d’ouvrage exemplaires par leur engagement, à toutes les échelles, dans un projet de paysage réussi grâce à leur volonté et aux professionnels de la filière.

Faire reconnaître l’exemplarité d’un projet d’aménagement paysager d’un territoire, valoriser les maîtres d’ouvrage et les équipes de professionnels du paysage, telles sont les vocations des Victoires du Paysage.

Le jury présidé par M Michel Audouy, Président de la Commission des métiers du paysage de Val’hor, est composé de professionnels du paysage, de représentants d’associations professionnelles, de journalistes spécialisés et de personnalités qualifiées. Ce jury évalue les dossiers présentés accordant une importance particulière aux critères suivants : l’esthétique, la valorisation du cadre de vie, le respect des règles de l’art et le développement durable.

©Val’hor Ville de Niort – Place de la Brèche – Primée aux Victoires 2014

 

Depuis 2008, les Victoires du Paysage, ce sont :

  • 100 victoires et prix spéciaux décernés aux maitres d’ouvrage dont 63 collectivités ou SEM,
  • 17 entreprises ou promoteurs immobiliers,
  • 20 particuliers,
  • Environ 500 professionnels du paysage valorisés.

A qui s’adresse le concours ?

  • Aux collectivités qui peuvent participer dans les 5 catégories suivantes : Espace public urbain, Parc ou jardin urbain, Aménagement de quartier, Espace à dominante naturelle, Infrastructure,
  • Aux entreprises (réalisation d’un aménagement paysager tel qu’un siège social, commerce…),
  • Aux promoteurs (réalisation d’un aménagement paysager tel qu’un immeuble, zone d’activité…),
  • Aux particuliers (réalisation d’une terrasse, d’un jardin…),
  • Aux professionnels du paysage (réalisation d’un aménagement paysager) pour que ceux-ci mobilisent leurs maitres d’ouvrage.

Pour participer il faut :

  • Avoir fait appel aux professionnels du paysage : un paysagiste concepteur pour la conception, une entreprise du paysage pour la mise en œuvre et un ou plusieurs pépiniéristes ou horticulteurs pour la fourniture des végétaux.
  • Proposer un aménagement achevé entre le 1er janvier 2011 et le 1er juin 2015. Nouveauté 2016 : ouverture d’une catégorie PATRIMOINE toutes maîtrises d’ouvrage confondues.
  • S’inscrire en ligne avant le 1er juin 2016 sur www.lesvictoiresdupaysage.com

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ECO-ACTUALITÉS

Le concours de la Capitale de la Biodiversité est lancé

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Le 18/03/2016

Plante & Cité et NaturParif ont lancé, en 2010, le concours national de la Capitale de la Biodiversité. Toutes les villes de plus de 2000 habitants peuvent y participer et chaque année le thème change.

Les objectifs de ce concours sont multiples :

  • pédagogique : donner des idées d’actions;
  • transversales : créer du dialogue entre les acteurs;
  • valoriser et promouvoir les actions menées;
  • identifier et partager les bonnes pratiques.

Au cours des années précédentes, plusieurs ville ont été lauréates :

  • 2010 : « Gestion de la nature : espaces verts publics » Grande Synthe (Nord – 59)
  • 2011 : « Planification et urbanisme » Montpellier (Hérault – 34)
  • 2012 : « Biodiversité et citoyenneté » Lille (Nord – 59)
  • 2013 : « L’eau, la ville, la vie ! » Niort (Deux-Sèvres – 79)
  • 2014 : « Agriculture urbaine et biodiversité » Strasbourg (Bas-Rhin – 67)

2015 a été une année particulière : il n’y a pas eu de concours mais une opération labellisée Cop 21. Sur le thème « Nature en Ville et changements climatiques », 25 collectivités ont participé à un recueil de plus de 50 actions menées en 2015.

Le recueil est disponible ici

Le 1er mars, un concours a été lancé pour l’année 2016. Le thème de cette édition « Sols et Biodiversité ». Les candidatures sont acceptées jusqu’au 31 mai 2016.

Pour participer, cliquez ici.

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ECO-ACTUALITÉS

Blois arbore son goût pour les espaces verts

Espaces boisés

Espaces boisés

 

le 20/11/2015

Si en France, l’heure est globalement à la préoccupation environnementale et aux impératifs de préservation du patrimoine naturel, dans le Loir-et-Cher c’est une évidence. Ainsi, la commune de Blois compte à elle seule 24 hectares d’espaces plantés d’arbres et de haies, issus de soixante-dix essences différentes. Les pouvoirs publics sont à l’origine de ce boisement hors du commun, en particulier à travers le Projet de Rénovation Urbaine (PRU) qui encadre et contrôle son entretien. 565 arbres y sont annuellement plantés ou remplacés.

Cette initiative est une excellente nouvelle pour le moral de la population blésoise : en effet, pour 96% des Français, le contact avec les plantes, les végétaux et les jardins est un aspect important de leur équilibre quotidien, selon une étude Unep/IFOP.

De plus, véritables régulateurs climatiques, les nouveaux arbres plantés sont protecteurs et capables de freiner les vents hivernaux et d’offrir l’ombre si convoitée de leurs branches feuillues en été.

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INITIATIVE PILOTE

Voir la ville en vert

Végétalisation des trottoirs

Végétalisation des trottoirs

le 7/11/2015

A l’approche de la COP21, les citadins émettent le désir de voir leurs enfants grandir dans un cadre de vie plus agréable. Ainsi, 7 français sur 10 choisissent leur lieu de vie en fonction de la présence d’espaces verts à proximité, selon une étude Ifop-Unep. Cette émulation collective donne lieu, dans diverses communes, à des initiatives visant à végétaliser les espaces publics.

Longtemps la municipalité de Niort a désherbé chimiquement les trottoirs, de façon à faire disparaître cette végétation qui prolifère de façon désordonnée. Aujourd’hui c’est fini. Avec l’opération J’adopte mon trottoir pour le fleurir, ce sont les Niortais qui sont invités à prendre cette responsabilité. Ils ont la possibilité de devenir des citoyens engagés et actifs de la végétalisation de leurs rues et de leurs quartiers. La ville fournit tout ce qui est nécessaire, des graines aux conseils, et propose à chacune et chacun de s’approprier des espaces inoccupés dans lesquels ils pourront apprendre à jardiner. Si l’idée de départ est assez ludique, il s’agit néanmoins d’un véritable engagement citoyen, dont la charte est rigoureuse mais les conséquences bénéfiques pour tous.

Avignon, elle, n’est pas en reste, et met en place une convention visant à la végétalisation de ces rues. Le centre horticole municipal est bien décidé à accompagner les habitants à s’occuper des endroits délaissés ou simplement non végétalisés, en leur fournissant tout ce qui est indispensable. Ainsi, de la terre aux graines en passant par l’outillage et même la main d’œuvre, la municipalité avignonnaise met tout à la disposition des volontaires. Ceux-ci auront donc la liberté de créer des jardinets urbains, d’embellir les façades, révélant ainsi des espaces que personne ne voyait et offrant à ceux que l’on ne voulait pas voir une vie nouvelle. Adieu donc les mauvaises herbes et les herbes folles jaunies !

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ECO-ACTUALITÉS

Courbevoie distinguée pour ses initiatives « vertes »

 

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Les berges de Seine – Courbevoie

le 23/10/2015

Le jury national des villes et villages fleuris a décidé de décerner la « Fleur d’or 2015 » à la ville de Courbevoie. Bien plus qu’une reconnaissance de la beauté des ornements floraux de la ville, cette distinction entend souligner ses efforts en matière de développement durable, notamment le travail de la commune en matière de développement de la biodiversité et de gestion des ressources naturelles.

Le service des espaces verts et de l’environnement de la ville explique : « Ces dix dernières années, nous avons mis en place des méthodes alternatives d’entretien. A ce jour, la totalité des produits utilisés dans les parcs et jardins de la ville sont compatibles avec l’agriculture biologique. Le travail de la municipalité permet de sensibiliser le public aux questions environnementales, et de développer la qualité du cadre de vie. »

Valable un an, cette distinction ne peut être attribuée qu’aux villes déjà détentrices de la note « 4 fleurs ». Courbevoie est la seule ville des Hauts-de-Seine à l’obtenir cette année.

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INITIATIVE PILOTE

Paris 2050: la future cité végétale

 

Les Photosynthesis Towers, « Tours à photosynthèse », ©Vincent Callebaut

Les Photosynthesis Towers, « Tours à photosynthèse », ©Vincent Callebaut

le 21/09/2015

A quelques semaines de la COP21, le végétal en ville s’inscrit plus que jamais sur la feuille de route des Smart Cities. C’est dans cette logique que l’architecte Vincent Callebaut et le Cabinet d’ingénieurs Setec Bâtiment unissent leur expertise afin de façonner « Paris 2050 Smart City ».

Lancé par la Mairie de Paris, ce projet a pour mission de repenser la capitale de manière écoresponsable. Bâtiments à énergie positive et végétalisation urbaine sont les pierres angulaires de ce Paris futuriste. Vincent Callebaut entend faire de Paris une véritable ville verte et a déjà étudié la transformation de certains de ses emblèmes.

Au diable Paris et sa robe de pierre ! 2050 s’annonce très végétal pour la capitale française. Invité surprise du lancement de la nouvelle marque de l’Unep – les entreprises du paysage – , rencontre avec un architecte visionnaire…

Pourriez-vous vous en dire plus sur votre philosophie architecturale ?

Mon projet est de transformer les villes en écosystèmes naturels. Selon moi, la ville de demain doit se comporter comme la forêt amazonienne en produisant elle-même son énergie et faisant en sorte que tous ses déchets soient transformés en ressources naturelles recyclées et recyclables à l’infini. A l’image du fonctionnement d’un écosystème mature, les mots « déchets » et « pollution » disparaîtront.

Concrètement, quels bâtiments parisiens seraient transformés?

La célèbre tour Montparnasse, dont la façade sera recouverte d’algues, deviendrait une des trois « Tours à photosynthèse » capables d’utiliser la photosynthèse afin d’éviter les rejets de CO2. La rue Rivoli accueillerait les « Tours Montagnes », des bâtiments intelligents utilisant l’énergie solaire et hydrodynamique (utilisation de l’énergie libérée par la pression et le mouvement des fluides) pour fonctionner. Enfin, les bâtiments de la Gare du Nord deviendraient des « Tours Mangrove », des édifices à énergie positive composés de bureaux et de logements pour les voyageurs.

Pourquoi cet attrait pour le paysage en architecture ? Qu’apportent-t-ils ?

Le végétal en ville est primordial ! Les paysages ont dépassé leur simple fonction décorative pour jouer un rôle nourricier. On passe du paysage « cosmétique » au paysage « comestible ». Ainsi, on voit déjà avec les expériences urbaines à travers le monde à quel point le paysage permet de transformer la ville en un écosystème nourricier où l’on va rapatrier progressivement la campagne et l’agriculture au cœur de la cité pour produire l’alimentation biologique directement là où on la consomme.

Autre atout, le paysage devient « résilient » face au changement climatique en diminuant notamment les températures en ville par évapotranspiration des plantes, il a aussi un impact fort en tant que puit de CO2…

En tant qu’architecte, comment voyez-vous le travail des paysagistes membres de l’Union Nationale des Entreprises du Paysage ?

On peut déjà anticiper un véritable « boom » du secteur du paysage dans les prochaines années à mesure que la matière végétale deviendra l’une des matières premières de la construction. Ainsi, on ne construit plus le jardin à côté du bâtiment, puisqu’il c’est le bâtiment lui-même qui devient jardin et paysage (épiderme, façade, toiture, balcon…) ! La réconciliation de l’agriculture et de la cité permettra de faciliter les modes de consommation. Je pense que cette révolution est actuellement en marche dans les pays émergeants et que des villes comme Paris doivent se mobiliser pour combler son retard. Espérons que la COP21 qui ouvrira ses portes dans quelques semaines œuvrera dans ce sens…

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INITIATIVE PILOTE

Le plus grand toit végétal du monde sera californien !

 

Crédit photo: Rafael Viñoly

Crédit photo: Rafael Viñoly

le 01/09/2015

La Sillicon Valley est décidément en avance sur son temps. Si elle réunit aujourd’hui les entreprises parmi les plus innovantes du monde dans le domaine informatique, il faudra aussi compter sur elle dans les années à venir pour être à la pointe de l’écologie, avec la mise en œuvre du plus grand toit végétal du monde.

A Cupertino en Californie, à quelques kilomètres des bureaux de Google et d’Apple, l’architecture du centre commercial Vallco, héritage des années 1970, commençait à devenir vétuste. Le temps de la rénovation est venu et c’est à Rafael Viñoly qu’a été confiée cette mission. A l’heure de la végétalisation des espaces publics, l’architecte uruguayen a eu l’idée aussi originale que pharaonique de réaliser un toit végétal d’une superficie quasi astronomique.

La surface totale des toitures du centre commercial avoisine les douze hectares, ce qui représente un enjeu de taille pour cet architecte habitué à relever les défis à grande échelle. Pour mener ce projet à bien, il dispose d’un budget de 3 milliards de dollars et ne manque pas d’idées : entre terrains de jeux, vignes, fermes communautaires ou encore vergers, de nombreux espaces verts devraient donc faire leur apparition sur les toits des boutiques de Vallco.

 

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ECO-ACTUALITÉS

Chèvres et moutons, les tondeuses à quatre pattes d’Annecy

 

Crédit photo: Photothèque Ville d'Annecy (E. Frank).

Crédit photo: Photothèque Ville d’Annecy (E. Frank).

le 14/08/2015

Cet été, à Annecy, fini les tracteurs et autres engins motorisés ! Chèvres et moutons ont investi sept sites péri-urbains afin de brouter et débroussailler plus de quatre hectares de terrain. A travers ce dispositif d’éco-pâturage, la municipalité s’engage dans une démarche responsable.

L’éco-pâturage, autrefois pratiqué par nos ancêtres, a été mis de côté au profit de l’entretien mécanique. Il garantit l’entretien des espaces naturels et des territoires grâce au pâturage des animaux. Dans ce contexte de prise de conscience environnementale, cette pratique a refait surface dans plusieurs communes françaises telles que Tours en Indre-et-Loire, Nemours en Ile de France ou plus récemment Annecy en Haute-Savoie.

Durant toute la période estivale, la capitale de la Haute-Savoie confie l’entretien de 4,2 hectares à des ovidés de races locales. Chèvres de Savoie et moutons Thônes et Marthod sont encadrés par deux agriculteurs locaux et moissonnent, à leur manière, les sept sites péri-urbains sélectionnés par la ville de la Grande Jeanne au clos Balleydier.

La commune souligne le triple apport d’une telle pratique : entretien écoresponsable des espaces publics, développement de l’agriculture locale et respect de l’environnement et de la biodiversité.  Cette démarche répond aux engagements de la Ville en matière de lutte contre le réchauffement climatique à quelques mois de la Conférence internationale sur le climat de Paris en décembre 2015.Un plus pour la Planète et nos amis les bêtes !

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TENDANCE JARDINAGE

Jardin partagé au plein cœur de Rouen: les Incroyables Comestibles ont encore frappé !

 

Incroyables Comestibles Rouen

le 31/07/2015

C’est une vague verte et solidaire venue d’Angleterre qui se répand actuellement dans toute la France. Dernière « victime » en date : l’Ile Lacroix à Rouen. Son nom : le collectif « les Incroyables Comestibles », ou comment transformer sa ville, petit à petit, en un immense jardin partagé, auquel chacun peut contribuer.

Né en 2008 dans un village près de Leeds, le mouvement a rapidement fait des émules. Le principe est simple : des bénévoles déposent cagettes de plantes aromatiques et jardinières en palettes recyclées dans lesquels fruits et légumes sont cultivés. Ils sont ensuite récoltés en libre-service par les citadins de passage. L’objectif est de montrer que la ville nourricière est possible sans avoir besoin de mettre en place de lourdes infrastructures. L’idée est aussi de retrouver le goût du jardinage afin de subvenir soi-même à ses besoins ou à ceux de la collectivité.

Ce mouvement planétaire a déjà fleuri dans plusieurs communes françaises. Parmi elles, Lempdes en Auvergne, Freland en Alsace ou plus récemment l’Ile Lacroix à Rouen en Haute-Normandie. Planté il y a deux mois avenue Jacques-Chastellain, ce jardin est entre les mains d’une dizaine de bénévoles très impliqués. Une grande première pour ces agriculteurs en herbe jusque-là habitués aux jardinières de leurs balcons. Les bénévoles, comme Corinne, espèrent que le mouvement des Incroyables Comestibles séduira davantage de rouennais.

Framboise Juin, l’initiatrice du projet, va à la rencontre des habitants, afin de les rallier à la cause. Bien que le concept soit encore nouveau en France, les bénévoles se mobilisent pour le populariser. Leur prochaine cible : les pouvoirs publics français afin de faciliter la mise en place de jardins partagés dans d’autres communes.

Une belle initiative pour cette île de 13 000 habitants !

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INITIATIVE PILOTE

1, 2, 3 Jardinez ! Le conseil de Paris lance son « permis de végétaliser ».

 

le 9/07/2015

Le conseil de Paris du 1er juillet vient de proposer aux parisiens de s’armer de leurs gants et de leurs binettes pour partir à l’assaut des rues ! L’idée est de faire feu de tout bois pour verdir le macadam : Alignements d’arbres aux pieds nus, poteaux, sites délaissés, carrés de pelouse en bas d’immeuble ou même mini-espaces verts créés sur un large trottoir… Tout espace disponible est un terrain de jeu potentiel.

Pour cela, les volontaires n’auront qu’à se rendre en mairie d’arrondissement pour remplir un simple dossier l’autorisant à planter ou fleurir l’endroit repéré. « L’idée est vraiment de lancer un nouveau modèle citoyen pour renaturer la ville. Nous délivrerons aux habitants un permis de végétaliser. Eux s’engagent à respecter les règles de notre charte de végétalisation. Accessible en ligne, elle encadrera les bonnes pratiques (choix des espèces, pas de phytosanitaires, désherbage manuel, respect des autres usages de la voie publique…)», précise Pénélope Komitès, adjointe en charge des espaces verts et de la nature à Paris. Bon pour le bien-être urbain (santé mentale et physique, climat, environnement…), la nature en ville ne saurait s’arrêter aux parcs et jardins, vitaux mais encore trop rares dans la capitale.

Cette mesure s’ajoute à une palette déjà large de mesures en faveur d’une continuité écologique en ville : la capitale avait lancé en juillet 2014 l’appel à propositions « Du vert près de chez moi » retenant plus de 200 lieux de proximité à végétaliser (jardinières, murs, arbustes…). D’ici à 2020, elle vise également 100 ha végétalisés en toitures et en murs sur ses bâtiments publics et sur ceux d’acteurs institutionnels, dont 30 ha réservés à l’agriculture urbaine. Le futur PLU devrait aussi faciliter la végétalisation des toits des copropriétés privées. De plus, les parisiens seront invités dès la rentrée 2015 à voter pour de nouveaux projets dans le cadre du budget participatif.

L’occasion également de favoriser les initiatives vertes !

Plus d’infos sur le site de mairie de Paris

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DOCUMENTATION

 

Visuel palmares des villes vertes 2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Télécharger le Dossier de Presse du Palmarès des Villes Vertes

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